Skip to content

Le système oligarchique : conférence le 14/09/09

2009 septembre 11
by Yvan Blot

insoc-1J’ai le plaisir de vous annoncer que ma prochaine conférence, se tiendra le :

Le lundi 14 septembre 2009 à 19H 30
A l’Hôtel Néva (rez-de-chaussée)
14 rue Brey – 75017 PARIS (près de l’étoile)

Thème général :
Le Système oligarchique ;
comment il nous domine et comment s’en libérer !

Vous trouverez ci-dessous le thème et la liste des conférences pour l’année. Elles auront toutes lieu le lundi à 19h30, à l’hôtel Néva.

A bientôt et bien amicalement

Yvan BLOT

Conférence inaugurale le 14 septembre 2009

Le thème de la conférence inaugurale, comme vous l’avez constaté sera :

Notre démocratie de façade cache une oligarchie ;

Origine historique de cette situation

Voici la thématique qui sera abordée le 14 septembre :

L’histoire de l’humanité est en grande partie l’histoire de ses classes dirigeantes. Dans toutes les sociétés sauf les sociétés très primitives, des classes dirigeantes sont apparues (Spencer) et ont cherché à justifier leur domination, en général avec succès. Ce succès reposait principalement sur leurs prestations, protéger la société du désordre intérieur et des ennemis extérieurs, notamment.

Très tôt, les anciens philosophes grecs perçurent que les dirigeants pouvaient rechercher leur intérêt propre et trahir le bien commun. La classification classique des régimes politiques d’Aristote vient de là : la monarchie vise le bien commun à l’inverse de la tyrannie. L’aristocratie vise le bien commun à l’inverse de l’oligarchie. Dans le langage actuel, la démocratie (Aristote disait : politeia que l’on traduit par république) vise le bien commun, ce qui n’est pas le cas du gouvernement démagogique.

Plusieurs critères permettent de distinguer les élites dévouées au bien commun et celles qui ne le sont pas :

Les propriétaires, rois ou aristocrates, ont une vision à long terme de la gestion de leurs biens, ce qui est beaucoup moins le cas des gérants salariés nommés pour une période courte. A l’heure actuelle, ce sont les gérants salariés, les « managers » qui gouvernent non seulement l’Etat mais aussi la plupart des grandes entreprises et les médias. C’est le règne de l’intérêt à court terme.

Un deuxième critère peut être le caractère plus ou moins « héroïque » des gouvernants, c’est-à-dire leur capacité à se sacrifier eux-mêmes pour autrui. Cette capacité est plus grande, par vocation même, chez les religieux ou les militaires, ou encore chez les savants ou professeurs amoureux de la vérité ou les juges et policiers amoureux de la justice.

Autrefois, l’aristocratie occupait les postes supérieurs de l’Etat. Elle n’avait pas que des mérites mais elle avait celui d’être d’essence militaire : le soldat est prêt à mourir, à donner sa vie pour son roi ou son pays. L’éthique du sacrifice ne lui était pas étrangère. Les gouvernants actuels ont une éthique de carrière bien différente.

Au vingtième siècle, on peut dire que les aristocraties ont été remplacées par des oligarchies. Ce n’est pas la version de l’histoire officielle car les oligarchies ont prétendu se battre pour la démocratie. On fait croire aux foules occidentales qu’elles vivent en démocratie, laquelle aurait remplacé les monarchies d’autrefois et leurs aristocraties nobiliaires. En réalité, nous vivons en oligarchies sous le nom de démocraties dites « représentatives ». Essayez donc d’être candidat à une élection sans être membre d’un parti politique puissant : votre chance de vous faire élire est nulle ! Essayez donc de proposer une loi sur un sujet qui vous est cher. Il n’y a aucune procédure pour cela sauf dans les rares pays qui pratiquent la démocratie directe : la Suisse et l’Italie, au niveau national et local, l’Allemagne et l’ouest des Etats-Unis, au niveau local seulement (Il faut lui ajouter la petite monarchie constitutionnelle du Liechtenstein, seul exemple d’un régime qui concilie monarchie réelle et démocratie directe).

Les vraies démocraties sont aujourd’hui celles qui combinent démocratie directe et démocratie représentative.

Pour les démocraties purement représentatives, le bilan n’est pas bon. Des études économiques très poussées, notamment du professeur suisse Kirchgässner, ont montré que les pays à démocratie directe ont des impôts 30% plus faibles, des dépenses publiques 30% plus réduites et une dette publique 50% plus faibles que les démocraties représentatives. Le PNB est plus élevé en moyenne.

De plus, du point de vue politique, les démocraties directes satisfont leurs citoyens (80% des Suisses sont satisfaits de leurs institutions. Dans les démocraties purement représentatives comme la France, les citoyens n’ont absolument pas le sentiment d’avoir une influence sur la politique de leur pays. Ils ne peuvent pas initier de référendums. Ils peuvent élire les députés présentés et sélectionnés par les grands partis politiques et c’est tout. Les programmes des partis se ressemblent de plus en plus. Le citoyen n’a plus guère de choix. D’après une enquête lourde menée par les politologues Bréchon et Tchernia, 40% des Français font encore confiance au parlement, autant pour les syndicats et 18% seulement font confiance aux partis politiques. Les Français n’ont pas l’impression que l’on gouverne en fonction des préoccupations et des intérêts du peuple.

Pour redonner du sens à la démocratie, il faut prendre conscience du caractère oligarchique du pouvoir actuel, qui est le pouvoir de gérants à court terme (rien à voir avec la gestion de vrais propriétaires). Il faut contrôler ces gérants : une seule voie pour cela : la démocratie directe.

insoc-2

Programme 2009-20010

14 septembre 2009 :
Notre démocratie de façade cache une oligarchie ; origine historique du système

19 octobre 2009 :
La façon dont l’oligarchie traite les hommes : une matière première

16 novembre 2009 :
Les valeurs cardinales du système : la technique, l’argent, la masse, l’ego

14 décembre 2009 :
L’enlaidissement du monde, matériel et moral

Janvier 2010 :
L’autodestruction à terme du système : l’économie du court terme ; la spirale de la mort (crise de la famille et le déclin démographique)

Février 2010 :
L’idéologie de justification du système oligarchique : droit de l’hommisme, égalitarisme, pseudo démocratie ; mythes et réalités

Mars 2010 :
Sociologie politique du système dans sa réalité : les composantes de la classe oligarchique ; la dictature des oligarques et le conditionnement médiatique

Avril 2010 :
Les forces de résistance au système : héros et victimes ; leur expérience, base pour une future résistance populaire

Mai 2010 :
Trois contrepoisons face à l’idéologie du système : l’information expérimentale contre le mimétisme médiatique ; la philosophie existentielle ; la réaffirmation de la souveraineté nationale.

Juin 2010 :
La juste revendication de la démocratie directe

No comments yet

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.