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Deux autres contrepoisons : la démocratie directe et la tradition religieuse

2010 juin 22
by Yvan Blot

Deux autres contrepoisons contre l’idéologie oligarchique du Gestell :

La démocratie directe et la tradition religieuse

 

La dernière fois, nous avons vu les deux contrepoisons que sont la philosophie existentielle et la tradition nationale.

Cette fois, nous allons analyser deux autres contrepoisons, la démocratie directe et la tradition religieuse

 

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Deux contrepoisons : la philosophie existentielle et l’enracinement national

2010 juin 22
by Yvan Blot

Dans la précédente conférence, nous avons vu les forces de résistances sociologiques à l’oligarchie. Il s’agit à présent de voir quelles sont les armes idéologiques à la disposition de ces forces pour libérer le peuple de l’emprise du « Gestell ». Nous allons étudier quatre armes : la philosophie existentielle, l’idée de Nation, l’information expérimentale et la tradition religieuse de l’Occident. Ces quatre armes correspondent aux quatre causes de la métaphysique d’Aristote : cause formelle, cause matérielle, cause motrice et cause finale.

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6ème conférence: L’idéologie de justification de l’oligarchie

2010 février 16
by Yvan Blot

6ème conférence : L’idéologie de justification de l’oligarchie

 Les oligarques qui règnent sur le « Gestell », et qui ne poursuivent d’autre objectif que la puissance pour la puissance, sont bien obligés de trouver une justification de leur pouvoir. C’est là, selon Heidegger, le rôle des « idées » et des « valeurs » affirmées de façon subjective et arbitraire car elles n’ont pas de fondement dans l’être.

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KOINON l’essence du communisme

2010 janvier 1
by Yvan Blot

L’essence du communisme – Présentation du texte « Koinon »

Le texte présenté ici du philosophe existentiel Heidegger de façon inédite en français est vraiment extraordinaire au sens plein du terme. Il s’intitule « Koinon » du mot grec qui veut dire  « communauté » Aucun autre texte, à notre connaissance, ne pénètre aussi profondément l’essence du régime communiste. Il montre comment le communisme a pu naître de la démocratie, ce qui surprend toujours l’amateur d’histoire. Il montre les racines communes au totalitarisme et à la démocratie, ce qui a permis un jour à Heidegger de dire : l’Union soviétique et les Etats-Unis sont métaphysiquement semblables, formule qui dans un premier temps peut scandaliser.

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Quatrième conférence : L’enlaidissement du monde

2009 décembre 26
by Yvan Blot

   Quatrième conférence : 

 L’enlaidissement du monde (matériel et moral)

 L’enlaidissement du monde est une conséquence de la prise du pouvoir par le « Gestell » et ses oligarques. Celui-ci, selon Heidegger, est « le dispositif d’arraisonnement utilitaire ». Dans ce dispositif qui fait des hommes ses matières premières sans qu’ils en soient très conscients, le « fonctionnel » et non le Beau, domine les préoccupations. L’état d’esprit est d’exploiter le monde, non de l’aimer.

 A vrai dire, l’homme s’est toujours tourné vers ce qui est utile, mais cela n’excluait pas une démarche poétique associée. Ainsi, des aviateurs de la première guerre mondiale parmi les meilleurs allaient saluer en battant des ailes la tombe d’un aviateur ennemi tombé au champ d’honneur. Ce n’était pas « utile » mais c’était beau. Les deux ne s’excluaient pas. Dans le « Gestell », l’utile envahit tout et le beau est marginalisé, quand il n’est pas détruit. Beaucoup de villes de banlieue traduisent cet état d’esprit dans leur architecture. Le but n’est pas le bien être de l’habitant mais l’obéissance à des normes administratives et financières qui déterminent le type d’architecture adoptée. Lorsque l’architecte a une marge de manœuvre pour l’esthétique, il va faire prévaloir sa volonté de puissance et son subjectivisme, et non les goûts des futurs habitants où des références à des racines communes pourraient être évoquées.

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La façon dont l’oligarchie traite l’homme : une matière première

2009 novembre 23
by Yvan Blot

oligarchieLes régimes politiques qui dominent à présent l’Occident sont des oligarchies, bien plus que des démocraties, la Suisse étant sans doute la seule véritable exception. Mais qu’est-ce qu’une oligarchie ? Relisons à ce sujet Aristote. Dans le monde moderne toutefois, l’oligarchie gouverne selon une logique nouvelle qui est celle du « Gestell », de l’arraisonnement utilitaire, selon la formule de Heidegger. La logique du Gestell conduit à traiter l’homme comme la plus précieuse des matières premières, et à rendre autant que possible tous les hommes interchangeables, en mobilisant pour cela les ressources des passions égalitaires. Enfin, pour achever le processus de domination oligarchique, il faut éliminer l’obstacle de la  démocratie au profit d’une « gouvernance » de soit disant experts, tout en gardant la fiction de la démocratie pour désarmer les oppositions. Il faut alors voir s’il est possible de se libérer de cet engrenage fatal. read more…

Les valeurs cardinales du Système

2009 novembre 23
by Yvan Blot

oligarchieConférence N° 3 de l’INSOC du 15 novembre 2009

Nous avons vu que le système oligarchique qui règne sous l’apparence démocratique traite les êtres humains comme « la plus importante des matières premières » (Heidegger). A ce titre, ils doivent être le plus possible interchangeables, donc déracinés. L’égalitarisme, qui s’appui sur les forces primitives de la jalousie et de l’envie, est enseigné et propagé dans ce but. L’idéal égalitaire est depuis toujours le moyen privilégié des tyrans pour mettre un peuple en servitude ; il permet de pousser les citoyens à sacrifier leurs libertés au nom de la sacro-sainte égalité.

Pour étudier la configuration de cette idéologie égalitaire, nous allons utiliser les outils intellectuels mis au point par le philosophe Martin Heidegger.

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Le système oligarchique : conférence le 14/09/09

2009 septembre 11
by Yvan Blot

insoc-1J’ai le plaisir de vous annoncer que ma prochaine conférence, se tiendra le :

Le lundi 14 septembre 2009 à 19H 30
A l’Hôtel Néva (rez-de-chaussée)
14 rue Brey – 75017 PARIS (près de l’étoile)

Thème général :
Le Système oligarchique ;
comment il nous domine et comment s’en libérer !

Vous trouverez ci-dessous le thème et la liste des conférences pour l’année. Elles auront toutes lieu le lundi à 19h30, à l’hôtel Néva.

A bientôt et bien amicalement

Yvan BLOT

Conférence inaugurale le 14 septembre 2009

Le thème de la conférence inaugurale, comme vous l’avez constaté sera :

Notre démocratie de façade cache une oligarchie ;

Origine historique de cette situation

Voici la thématique qui sera abordée le 14 septembre :

L’histoire de l’humanité est en grande partie l’histoire de ses classes dirigeantes. Dans toutes les sociétés sauf les sociétés très primitives, des classes dirigeantes sont apparues (Spencer) et ont cherché à justifier leur domination, en général avec succès. Ce succès reposait principalement sur leurs prestations, protéger la société du désordre intérieur et des ennemis extérieurs, notamment.

Très tôt, les anciens philosophes grecs perçurent que les dirigeants pouvaient rechercher leur intérêt propre et trahir le bien commun. La classification classique des régimes politiques d’Aristote vient de là : la monarchie vise le bien commun à l’inverse de la tyrannie. L’aristocratie vise le bien commun à l’inverse de l’oligarchie. Dans le langage actuel, la démocratie (Aristote disait : politeia que l’on traduit par république) vise le bien commun, ce qui n’est pas le cas du gouvernement démagogique.

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Heidegger face à Freud : l’homme est-il plus qu’un animal ?

2009 juillet 18
by Yvan Blot
Martin Heidegger

Martin Heidegger

Faire répondre à Freud par Heidegger peut sembler étrange car il n’y a pas eu, semble-t-il, de contacts entre ces deux hommes. Toutefois, un article est sorti dans la revue américaine « Political Psychology » intitulé « Heidegger and Freud » montrant qu’Heidegger a discuté avec de nombreux psychanalystes suisses, reprochant à ces derniers leur vision positiviste et mécaniciste de l’homme. Par ailleurs, le psychanalyste suisse Ludwig Binswanger, correspondant de Freud, s’est éloigné de la psychanalyse sous l’influence de Heidegger pour développer la « daseinsanalyse » ou « analyse existentielle ». Il traite le positivisme scientiste de Freud (qui repose sur la scission sujet-objet) de « cancer de la psychiatrie ».

Il nous semble qu’opposer Heidegger à Freud est pertinent car Freud voit dans l’homme essentiellement un animal alors que Heidegger voit « l’essence » de l’homme comme totalement étrangère à celle de l’animal. Pour Heidegger, l’homme est capable de prendre du recul par rapport aux objets immédiats, il est « ouvert à l’être » et il sait à l’avance qu’il va mourir. L’animal est « pauvre en monde » : il ne voit du monde que ce que ses instincts lui permettent de percevoir. Au contraire, l’homme est non seulement « être au monde », riche en monde mais encore mieux : créateur de monde. En cela, l’homme est proche du Divin.

Freud a beaucoup inspiré le mode de vie matérialiste et hédoniste de l’Occident moderne. Or, Heidegger condamne ce mode de vie de la façon la plus nette : il le considère comme « inauthentique » car fondé sur « l’oubli de l’être » au profit d’un utilitarisme totalitaire. Pour Heidegger, l’homme moderne tourne en rond dans une vie sans signification, polarisée par quatre « idoles » : la technique, l’argent, la masse et l’ego. Le plaisir de l’ego est la « cause finale » du comportement moderne. L’argent et la technique sont au service de l’ego mais cet ego, à la fois orgueilleux et sans consistance, se perd dans la mode, le prêt à penser, le « on » (je pense comme « on » pense), bref, la masse ! C’est la fin de toute personnalité authentique. L’homme n’est plus humain : il n’est guère qu’une matière première pour l’économie (« une ressource humaine ») : affreuse expression qui ravale l’homme au rang du pétrole !). Pour bien jouer ce rôle de « matière première », il doit être interchangeable : foin des races, des nations, des familles et des lignées, des traditions culturelles qui pourraient être un obstacle à ce caractère interchangeable des hommes voués à l’utilitarisme ! C’est pour cette raison, outre la jalousie fortement ancrée au cœur de l’homme, que l’égalitarisme est si populaire dans la pseudo-démocratie[1] d’aujourd’hui !

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Freud et la révolution des années soixante en Occident

2009 juillet 18
by Yvan Blot

Sigmund Freud

Sigmund Freud

Après le prophète de la révolution religieuse Voltaire, le prophète de la révolution politique, Rousseau, le prophète de la révolution économique et sociale, Marx, nous avons le prophète de la révolution de la morale et du sexe, Freud.

Rousseau et Marx ont engendré des révolutions totalitaires qui ont conduit à des crimes de masse. Il n’en est pas ainsi de Freud, mais ses épigones ont réussi à provoquer une révolution « silencieuse » comme on dit au Québec, dans les années soixante, dont les conséquences sont si graves qu’elles peuvent entraîner la mort démographique, donc la mort tout court, de l’Occident et des peuples blancs (j’ose le terme puisqu’on parle de peuple noir sans provoquer de scandale semble-t-il) . C’est sans doute Freud le plus actuel de nos quatre faux prophètes et son influence explique largement les particularités de la désagrégation sociale développée dans les années soixante.

Qui fut ce Schlomo Sigismund Freud, né en 1856  à Freiberg, aujourd’hui Pribor, en république tchèque, et mort à Londres par suicide assisté en 1939 ? Le père de Freud était un commerçant juif ruiné en 1859 ; La Famille, très religieuse, s’installe à Vienne. Freud y fait ses études. Au lycée, il lit Feuerbach et conservera de ses lectures de profondes convictions matérialistes, athées et scientistes. Il fait des études de médecine. Il traduit en 1880 quatre essais de Stuart Mill, le libéral anglais à tendances sociales. En 1882, il épouse Martha Bernays, la fille du grand rabbin de Hambourg. Il devient médecin et Breuer l’intéresse à un cas d’hystérie. En 1885, il soigne à la cocaïne son ami Fleischl qu’il intoxique gravement. Il va voir Charcot à Paris pour suivre des cours. En 1895 avec Breuer, il publie des études sur l’hystérie à Vienne. Il rédige l’esquisse d’une psychologie scientifique et adresse à Fliess un schéma sur la sexualité.

En 1895 encore, il adhère à l’association maçonnique juive B’nai B’rith. Il semble que cette société l’ait beaucoup aidé d’après l’allocution de lui qui fut lue par son frère le 6 mai 1926, à la loge « Vienne », Freud étant malade. Freud prononça entre 1897 et 1917  vingt et une conférences aux B’nai B’rith, notamment sur les rêves et l’inconscient mais aussi sur Emile Zola et Anatole France. Voici quelques citations de son allocution de remerciements de Freud aux B’nai B’rith publiée dans les œuvres complètes (volume 18) parues en français  aux PUF à Paris. Freud leur est d’une grande reconnaissance et s’explique ainsi : « d’une part, j’étais parvenu pour la première fois à pénétrer dans les profondeurs de la vie pulsionnelle humaine (..) d’autre part, la communication de mes découvertes déplaisantes eut pour résultat de me faire perdre la plus grande partie de mes relations humaines d’alors ; je me sentais comme proscrit, évité de tous. Dans cet esseulement s’éveilla en moi le désir d’un cercle d’hommes choisi, à l’esprit élevé, qui m’accueilleraient amicalement en dépit de ma témérité. Votre association me fut désignée comme le lieu où pouvaient se trouver de tels hommes. »

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